Aventure Caraïbes (8) : l’équipe B

 

 

Aventure Caraïbes ? C’est quoi ?

Episode 1, Episode 2, Episode 3, Episode 4,

Episode 5, Episode 6, Episode 7 (ça commence à faire beaucoup)

 

 

Encore et encore 1 semaine plus tôt

 

Une vague lumineuse. Intense. Qui pénètre la peau et les os. Qui aveugle malgré des paupières closes. Un vent violent qui balaye tout. Et une voix, sombre, inquiétante.

 

«  Un chocapic doré pour les faire manger. Un chocapic doré pour les trouver,

Un chocapic doré pour les amener tous et dans la richesse les lier

Aux pays de Pico où s’étendent les céréales. »

 

Une silhouette marron qui se détache. Pico le chien.

« Hey ! Maintenant que vous êtes deux copains-copinous, le jeu peut commencer ! Il vous suffit de suivre les instructions au dos du paquet pour trouver le trésor ! Passe-partout, tu seras l’équipe A, et Martine, l’équipe B. Pensez à utiliser vos difflucteurs dimensionnels à bon escient et que le meilleur gagne ! Youpi ! »

Tout redevint normal. Martine, les phalanges crispées sur le logo clignotant du paquet, haletait, complètement aveuglée. Les deux colosses avaient l’air encore plus déroutés.

Passe-partout décida de profiter une nouvelle fois de l’occasion. Tel Daniel Craig dans Casino Royale, il bondit sur elle, lui arracha le paquet et la poussa violemment. Un difflucteur tridimensionnel bleu glissa et alla rouler dans un coin. Le nain-nimateur hésita une seconde à le lui voler, puis abandonna l’idée quand un des hommes de main, tenta maladroitement d’agripper sa manche.

Il se précipita sur la porte. Fermée. Sans réfléchir, il se jeta contre la fenêtre attenante pour la briser dans une multitude de morceaux scintillants. Il rebondit dessus sans même l’ébrécher. Pico chocapic 

 « Hey ! As-tu besoin d’aide ? »

La tension nerveuse était telle que Passe-partout mit une seconde à comprendre que cette voix venait de son pantalon. Il ressortit le difflucteur rose de son slip.

« Hey ! As-tu besoin d’aide ? »

— Oui ! Oui ! s’énerva-t-il en regardant un des cerbères de Martine se rapprocher dangereusement de lui.

Un éclair blanc brilla dans la pièce. Une silhouette se matérialisa.

— Ho, ho ! Je suis Frederik-le-sanguinaire, intrépide pirate des caraïbes, terreur des mers du sud, flibustier du grand…

— M’en fous ! Est-ce que tu peux m’aider ? Casser la vitre ?  

— Mais quelle est cette magie ? s’étonna Frederik en effleurant la surface transparente du bout des doigts. Ce matériau est si pur qu’on dirait qu’il a été forgé dans les flammes de…

Passe-partout agrippa violemment la ceinture du pirate et se propulsa contre la vitre, qui, cette fois, explosa en mille morceaux. Les deux corps tombèrent lourdement dans le couloir au milieu de fines particules de verre.

— Par ma barbe ! As-tu perdu l’esprit, vile créature ? Je dois être couvert d’égratignures.

— C’est du verre securit, tu ne crains rien. Suis-moi !

Les nazis, encore titubant, dégainèrent leurs armes et tirèrent vers les formes floues qu’ils avaient du mal à distinguer. Des balles ricochèrent autour de Passe-partout et de Frederik. Ils bondirent sur leurs pieds, partirent en courant vers les escaliers, dégringolèrent les marches quatre à quatre, forcèrent l’issue de secours et se retrouvèrent sur le parking de réserve du supermarché, bientôt rejoint tranquillement par Coco qui s’était échappé par la fenêtre.

— Quel joli perroquet ! Quelles belles couleurs chatoyantes ! s’exclama Frederik.

— Coco ! Danger ! Ils arrivent !

— Ils sont par là ! annonça la voix lointaine de Martine. J’ai entendu le piaf !

Les yeux de Passe-partout s’écarquillèrent. Le parking était complètement désert, les clients, les pompiers et les policiers étaient de l’autre côté. Ils n’auraient jamais le temps de les rejoindre.

« Hey ! As-tu besoin d’aide ? »

— Oui ! Putain, il me faut un véhicule et au moins Lara Croft !

Nouvel éclair. Une voiture de sport rouge se matérialisa juste devant eux. La porte de secours claqua dans leurs dos. Les nazis. Les deux aventuriers se jetèrent derrière la carrosserie. Les balles se mirent à crépiter sur l’aile comme de la grêle sur une tôle ondulée. Le paquet de chocapic échappa à passe-partout et alla rouler un peu plus loin.

— Il faut que j’aille le récupérer !

— Il est trop tard, mon petit ami. Sang et tripailles ! Il est temps de riposter !

Dégainant un véritable mousquet du XVIème siècle, Frederik-le-sanguinaire visa et réussit à abattre un des colosses blonds. Martine et son acolyte survivant allèrent se protéger derrière la porte.

Le nain et le pirate ouvrirent la portière et se jetèrent à l’intérieur du véhicule.Lara

— Qui êtes-vous ? s’énerva une jeune femme, à moitié paniquée, couchée sur le volant. C’est quoi ce bordel ?

— Lara Croft ?

L’intéressée se releva, révélant un visage loin d’être aussi gracieux que celui de l’héroïne de jeux vidéo et de films bien médiocres.

—  Mais, tu n’es pas Lara… T’es qui ?

— Lara Croft ! C’est mon nom ! Pourquoi on nous tire dessus ? Vous vous êtes échappés du cirque ?

Un impact fit exploser la vitre côté conducteur.

— Démarre vite ! 

— Mais non, je…

Passe-partout écrasa la pédale d’accélérateur. La voiture accomplit un tête-à-queue et s’enfuit vers la sortie, rapidement hors d’atteinte des projectiles ennemis.

 

Martine avança lentement sur le parking désert, et ramassa le paquet de chocapic. La voiture rouge disparaissait derrière un virage. Son regard tomba sur son difflucteur dimensionnel bleu.

— Que la partie commence, Pisse-partout. Et que le meilleur gagne. 

 

À suivre…

 

 

3 réflexions au sujet de « Aventure Caraïbes (8) : l’équipe B »

  1. C’est vrai, je reconnais que le premier était quand même pas mal (dans le sens regardable).
    Mais bon, le second, j’ai jamais réussi à le finir, à chaque fois, je m’endors devant. Mais un jour, j’y arriverai !

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