The book conspiracy (1)

 

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Comme
vous le savez sans doute, la sortie de mon livre a été repoussée au 14 février. Beaucoup de gens m’ont demandé pour quelle raison, et j’ai évoqué un problème d’impression.

Ce n’était que la partie émergée de l’iceberg.

 

Vous trouverez donc dans ces lignes l’entière vérité.

 

 

 

 

Ces évènements se situent le lundi 05 novembre

 

 

3 heures du matin GMT

Rome, Italie. Une déflagration détruit complètement les locaux de l’imprimerie « Tiramisu et encre de chine », en
plein centre de la ville éternelle. Les exemplaires d’un livre qui finissait son impression et qui allait être envoyé aux librairies françaises, « Pourquoi les gentils ne se feront plus
avoir », sont carbonisés.

Au même instant, au Québec, les membres de la maison d’édition Transit meurent dans de mystérieux accidents : explosion
d’une poutine chauffée à blanc, chute en voiture du haut d’une falaise à cause d’une flaque de sirop d’érable, mutilation lors d’une promenade en forêt par un caribou enragé.

Les ordinateurs des éditeurs sont dérobés, un incendie se déclare dans les parties communes.

Et, un peu partout dans le monde, des attachés de presse et des journalistes littéraires sont assassinés.

 

 

4 heures du matin GMT

Plongé dans un sommeil profond, J. heska entend le téléphone sonner. Il se lève et se dirige vers la salle à manger. Il a à
peine le temps de tendre la main vers le combiné que trois individus lourdement armés défoncent la porte. Les coups de feu résonnent dans l’appartement, les balles explosent au milieu du salon et
détruisent le mobilier.

Saisissant un tisonnier, l’écrivain réussit à mettre hors d’état de nuire les trois soldats expérimentés par de violentes
estocades.

 

Il tente ensuite d’interroger un survivant, afin de comprendre pourquoi il était la cible de cette attaque, mais l’homme meurt
avant d’avoir pu parler. Il fouille le corps. Rien ne lui permet de l’identifier.

 

 

5 heures du matin GMT

J. Heska appelle la police. Toutes les lignes sont occupées. Il tente alors de joindre son contact à la CIA, mais celui-ci, en
opération au Liban, reste injoignable. Après avoir raccroché, il reçoit un message sur son répondeur. C’est la secrétaire de chez Transit, qui lui indique qu’un commando a voulu la capturer, et
qu’ils ont réussi à détruire ses sauvegardes des fichiers. Elle a réussi à s’échapper. Tous les autres sont morts, elle pense être suivie, elle a peur. Des cris résonnent, des coups de feu
éclatent.

 

J. Heska la rappelle, il tombe sur messagerie. Il met sur sa clé USB une copie de son manuscrit, fait son sac et décide de
prendre l’avion vers le Québec.

 

 

6 heures du matin GMT

J. Heska descend de son taxi Montréalais et s’oriente vers les locaux de la maison d’édition bourne1.jpgTransit, qui finissent de se consumer malgré les torrents d’eau déversés par
les pompiers.

Franchissant discrètement les cordons de sécurité, il vole un uniforme et un masque de protection et s’aventure dans le
bâtiment. Là, il découvre des restes de plastique EM-114,  explosif utilisé exclusivement par les membres des unités spéciales russes. Dont l’escadron
« Cocktail Molotov », qui comptait l’écrivain dans ses rangs plusieurs années auparavant.

Il se rend ensuite chez la secrétaire, mais ne trouve aucune trace d’elle. L’appartement est ravagé. Un mot est griffonné à la
va-vite sur une ardoise du frigo : « Je te contacterai. En attendant, tu peux indiquer sur Facebook que ton livre aura un peu de retard et ne sortira le 15 décembre », ce que l’auteur
s’empresse de faire de son smartphone.

 

Alors qu’il cherche de nouveaux indices, un homme en costume cravate, armé d’un couteau, surgit d’un placard et l’assaille. J.
Heska se défend à l’aide d’une petite cuillère ramassée au sol, et après un combat acharné, plante le couvert dans l’œil de son agresseur.

 

Il décroche son téléphone. Il sait qui pourra l’aider.

 

À suivre…

 

 


6 réflexions au sujet de « The book conspiracy (1) »

  1. Et encore tu n’es pas au bout de tes surprises… en plus de tous ces événements, le dérèglement climatique est de la partie, neige à Vancouver (seul coin qui d’ordinaire ne voit pas de neige en
    hiver) et vague de froid sur les provinces de l’ouest (-26 à Calgary).

    • Hé, c’est marrant ce que tu dis, parce que justement il va y avoir dans le prochain (où celui d’après, selon l’enchaînement de situation) une scène dans la forêt québecoise sous la neige 🙂
      Merci de ta visite, Leprechaun 🙂

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