armée belge exercice de combat

Un monde idéal où la Belgique tient sa revanche

 

Nouvelle écrite dans le cadre du « challenge idéal ». Un mot proposé sur Facebook, une nouvelle ! Aujourd’hui, Belgique !

 

armée belge exercice de combat Le colonel Van Der Bruck descendit de sa jeep, cigarette au bec, béret crânement vissé sur la tête. Ses troupes étaient en train de réduire les dernières poches de résistance de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Des coups de feu sporadiques résonnaient au loin, couverts par le hurlement des lance-flammes ou les déflagrations des grenades.

Il enjamba les sacs de sable posés à la hâte par les français et les corps calcinés des gardes républicains, contourna un blindé éventré, viscères métalliques répandus sur la chaussée et salua les unités belges des premières lignes qui prenaient un repos bien mérité.

L’assaut avait été fulgurant, brutal, et n’avait laissé aucune chance aux forces françaises.

Le colonel jeta son mégot aux pieds des grilles fondues qui protégeaient le palais de l’Élysée. Les hommes du lieutenant Verhosstad lui amenaient un homme grassouillet, la tête piégée dans un sac de toile. Ils le firent agenouiller puis arrachèrent le sac. Le président François Hollande.

Le colonel se fendit d’un rire carnassier.

— Enfin, ricana-t-il en se penchant vers le prisonnier. On fait moins le malin, à présent.

— Pourquoi… implora l’otage présidentiel, l’air ahuri. Nous étions amis, frères, alliés. Pourquoi nous anéantir ? Ma Valérie…

Le colonel lui souffla au visage son haleine alourdie par les restes de tabac.

—  Parce que y en avait marre de vos blagues belges à la con. Une fois.

 

Dans un monde idéal…

 

 

Et comme décidément ce thème de la Belgique m’inspire, ce ne sera pas une, mais deux nouvelles que vous allez pouvoir découvrir !

 

7 réflexions au sujet de « Un monde idéal où la Belgique tient sa revanche »

    • Je l’ai toujours dit : s’ils n’étaient pas empêtrés de viles querelles stériles, les belges domineraient le monde 🙂 Ravi que ça te fasse plaisir !

      D’ailleurs, je ne résiste pas au plaisir de mettre un paragraphe « coupé au montage » 😉 :

      « Dès que la crise politique de 2010 – 2011 avait été évacuée et les nouvelles bases d’un gouvernement posé, flamands et wallons avaient su enterrer les vieilles querelles pour travailler enfin main dans la main. L’essor économique, social, culturel et surtout militaire de la Belgique avait été fulgurant. Tellement fulgurant que des ambitions jusque-là enfouies au plus profond des cœurs belges avaient resurgi.
      La suite appartenait à l’histoire : la montée en puissance de la nation,
      son rôle de leader de plus en plus affirmé au sein d’une Europe frappée par la
      crise et d’un Monde dévoré par l’incapacité à se réformer, la volonté
      d’expansion territoriale, le désir de vengeance, la guerre, les bombes,
      l’assaut, l’armée française anéantie lors des batailles de Lille et de Dunkerque, le siège de Paris. »

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