Camp de concentration

Un monde idéal où les extrémistes n’existent plus

 

Camp de concentrationLa file d’attente s’étirait le long du bâtiment gris, sous une pluie battante. Les chiens des gardes aboyaient frénétiquement. Les trains cadencés déversaient toutes les 17 minutes de nouveaux paquets de gens effrayés. Un jeune soldat descendit d’une locomotive et s’approcha d’un gradé, posté nonchalamment sur un muret.

— Aspirant Zolta. Je viens prendre mes fonctions.

Le lieutenant cracha à terre.

— C’est toi le bleu ? Tu es au courant de ce qu’on fait ?

Le jeune homme pointa les cheminées.

— Nous sauvegardons la liberté de la chienlit xénophobe, homophobe, nazie ou anti-capitaliste.

— Encore un idéaliste…

— C’est pour cela que j’ai demandé à être affecté ici.

— Bon, attrape ton barda et suis moi. Les bleus sont toujours assignés aux fours crématoires, c’est la règle.

— Je serais ravi d’assommer ces intolérants pour les balancer au feu !

— Fais attention, gamin. On prend vite goût à défendre la liberté.

 

 

Dans un monde idéal…

 

 

Laissez un commentaire...