Morte vivante

Un monde idéal où les légendes urbaines prennent vie

 

31 Octobre 1986, 23h58, Iowa

 

Morte vivante— Je sais pas ! abandonna Lydie en jetant la carte.

Jack se mordit la lèvre inférieure. Trois heures qu’ils serpentaient sur cette route au milieu de nulle part. Soudain, les phares capturèrent une silhouette sur la chaussée.

Une petite fille. Seule. Dans une robe blanche élimée.

— Mais qu’est-ce que… 

Jack ralentit et s’arrêta. L’enfant s’approcha. Ses longs cheveux bruns étaient plaqués devant son visage. Jack fixa Lydie, angoissé. Celle-ci lui désigna des yeux l’article qu’elle avait lu auparavant, sur la légende locale « le fantôme de la petite fille égorgeuse ».

— Je suis perdue, répondit-elle d’une voix sourde. Vous m’emmenez ?

— Que fais-tu ici ? Où sont tes parents ?

— Je suis perdue. Vous m’emmenez ?

Elle appuya sa main sur la poignée de la porte. Jack bondit de son siège.

— Tu ne nous auras pas ! hurla-t-il en tendant les bras.

 

Depuis, la légende du couple d’automobilistes étrangleur d’enfants terrifie les personnes égarées sur le bord de la route.

 

Dans un monde idéal…

 

 

2 réflexions au sujet de « Un monde idéal où les légendes urbaines prennent vie »

Laissez un commentaire...