Un monde idéal où la connaissance, le savoir-faire et l’expérience ne valent plus rien

 

Les lignes turquoise
défilaient devant les yeux blasés de Fawzia, imprimant sur ses rétines les milliers de fiches de poste.

— Pfff… Rien de transcendant ce lundi, souffla-t-elle à l’adresse de son chat, couché dans le canapé. Remarque,
la recherche virologique sur les souches de grippe a l’air pas mal. Ou l’optimisation du système d’information de la bourse de Wall street. Mais il me faudra un pack langue supplémentaire.

Elle fit glisser encore un peu la fenêtre d’affichage puis s’arrêta soudain.

— Pas mal ! Une mission de pompier. À Los Angeles. Et j’ai la condition physique. Je prends !

Elle cliqua sur le lien. Les packs d’acquisition se téléchargèrent dans l’intégrateur neuronal. Quand le signal
passa au vert, elle sortit la sonde de son étui et la plaqua sur sa nuque. En moins d’une minute, elle maîtriserait des aptitudes que les anciens mettaient tant d’années à seulement effleurer.
Jusqu’à la semaine prochaine, voire deux, si elle ne se lassait pas trop vite, où elle les écraserait pour passer à autre chose.

 

 

Dans un monde idéal…

 

 


6 réflexions au sujet de « Un monde idéal où la connaissance, le savoir-faire et l’expérience ne valent plus rien »

  1. J’avais lu un bouquin dans lequel la race humaine, après s’être énormément développée, toussa, toussa… S’etait – si je me souviens bien – encroutée… Grâce aux machines elle n’avait plus à
    travailler, et les humains ont passé leur temps à jouer, glander, etc… Jusqu’à régresser à un stade quasi animal…

    Enfin, ce n’était que le début du bouquin, après les ET arrivaient et capturaient des humains pour en faire leurs animaux de compagnie… Plus tard, les humains ont utilisé les méthodes
    d’apprentissage de leurs maîtres, se sont rebellés et enfuis sur une île, ont fondé une nation et ont obtenus un cessez le feu avec les ET…

    La fin de cette histoire est que les humains re-civilisés auront sans doute sauvé les ET de l’encroutage… D’ailleurs, les ET utilisaient des « appareils à apprendre » 😉

    • J’avais lu aussi un bouquin dans le même style (sauf que dans celui-là les ET étaient remplacés par des humains d’une colonie de la Terre qui n’avait pas encore périclité. Et eux se servaient des humains « sauvages » pour faire du spectacle, du compbat dans des arènes, je crois). Comme quoi, la morale est la même « votre civilisation ne tient qu’à la sueur de votre travail ». Mais bon, je me demande tout de même dans quelle mesure cela se révèlerait exact. Si des robots faisaient tout le boulot, on deviendrait vraiment de gros glandeurs sur nos canapés incapables de bouger ? Ou on se concentrerait sur des tâches qui nous plaisent vraiment : art, culture, sport etc.? 🙂

    • Merci 🙂 C’est vrai qu’en y réfléchissant, je ne savais pas si cela représenterait un vrai progrès ou au contraire une bonne regression pour l’espèce humaine. Le débat est lancé 🙂

  2. Pour rebondir sur les comms, ça va faire ‘achement cultivée mais ça me rappelle grandement « Wall-E » 😉

    La nouvelle me rappelle une autre référence par contre : les Goa’uld de Stargate SG1.
    Ils transmettent leur savoir par l’intermédiaire d’informations génétiques à leurs descendants. Donc chaque nouveau-né a la connaissance de tous ses ascendants en naissant…
    Space, comme concept, et un peu à côté de ta nouvelle, mais bon… ^^

    • J’ai pensé aussi à Wall-E quand j’ai dit qu’on deviendrait tous de gros glandeurs incapables de bouger 😉 Et au contraire, je trouve que la mémoire génétique est un concept bien sympa. Il y a matière à faire une petite nouvelle 🙂

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