Un monde idéal où L’Allemagne nazie domine le monde

 

 

NY.jpgJohn renifla son café avec dégoût. Ça n’arriverait pas à le réveiller. À côté de lui, Kruger, l’officier de la gestapo qui avait réussi à s’incruster sur cette
affaire. Il détestait les agents de la gestapo. Trop loin du terrain, trop nerveux. Et cette nuit blanche dans la voiture à surveiller la rue n’arrangeait rien.

Pourquoi avoir conservé votre prénom ? lança l’autre, après avoir somnolé une petite
heure. Il n’est plus très à la mode…

Je le tenais de mon père, répondit John en aspirant une gorgée du café froid. Arrivé
ici, à New-Yo… à la Nouvelle-Brême après l’exode de la bataille d’Angleterre.

Votre père n’était pas un très bon nazi…

Tout le monde fait des erreurs.

John ouvrit brusquement la portière. Il traversa la route sous les klaxons des
voitures, et se jeta sur un homme qui surgissait du coin de la rue. Il le plaqua au sol et la menotta. Kruger le suivait de près.

C’est notre gars ?

Sans ménagement, John souleva le corps à moitié assommé, fouilla ses poches, en retira
une fausse carte du parti et des clés.

Oui, c’est bien lui. Il habite juste à l’angle.

Vous ne pourrez rien… répondit l’autre, sous le choc. Ils ont déjà été
évacués…

John lui donna un coup sec derrière la nuque. Le prisonnier tomba inanimé au sol. Les
deux agents le bouclèrent dans la voiture, puis se rendirent à l’adresse indiquée. John dégaina son pistolet.

Suivez-moi, Kruger, c’est un gros coup. Avec un peu de chance, il aura un listing de
non aptes génétiques.

Ils grimpèrent au 5ème. John enfonça la porte.
L’appartement était vide. Ils fouillèrent. John s’arrêta soudain devant un placard. Il brandit son pistolet et ouvrit la porte. Il s’arrêta net, complètement hébété. Il y avait un homme terrifié,
caché au milieu d’une pile de cartons. Un homme noir.

 

Dix ans qu’il n’en avait plus vu…

 

 

Dans un monde idéal…

 

 



9 réflexions au sujet de « Un monde idéal où L’Allemagne nazie domine le monde »

    • Oh, ce n’est pas très compliqué. Avec des amis, nous avons formé un club qui se bat pour que les vraies valeurs (loin des noirs, des arabes, des juifs, des hollandais, des auvergnats, des bretons, des rouquins, des gros, des gays, des gauchers, des communistes, des syndicalistes, des patrons, des vieux, des jeunes, des cons, etc. ) soient défendues. et c’est là, que nous émettons toutes ces joyeuses idées que je retranscris dans le blog 🙂
      (Ami internaute qui se promène pour la première fois sur ce site, ce que je viens de dire est du second degré 😉 )

    • et communiste !
      Et bien figure-toi, môôôôôôôôôôôsieur, que cette histoire fait partie d’un cycle que je voulais créer avec celle que tu cites 🙂 Et puis, je suis un artiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, moa, je fais ce que je veux ! Je suis un grand écrivaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, je n’ai de comptes à rendre à personnes !
      Et puis, d’où Diable cette idée vous est venue en tête ? Moi, J. Heska, écrivain de renom, prendre la grosse tête ? J’en rirai si cette attaque n’était point aussi grotesque. Laissez-moi m’esclaffer de dépit !
      Cessez de me chercher querelle, et laissez-moi travailler à mon art en paix. De nombreuses petites gens comme vous ont un grand besoin de mes histoires pour s’extirper d’un quotidien morne et pathétique.
      (oups, là aussi second degré, faut que je me surveille, moi 😉 )

    • J’ai voulu faire quelque-chose d’assez crédible, toute une civilisation basée sur le nazisme… Je trouve le résultat assez crédible, même si tout reste très largement perfectible 😉

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