Un monde idéal où la technologie facilite la vie

 

4186429840_548c50b69b.jpgJonathan embrassa son petit-ami, attrapa le parapluie et
sortit de l’appartement. Il verrouilla la serrure en présentant son smartphone à quelques centimètres du récepteur magnétique, l’IA de l’immeuble nota son passage et appela directement
l’ascenseur.

Pendant la descente, il commanda et paya à distance son café sans crème, qui l’attendait bien au chaud au starbuck du
coin.

Il s’enfonça ensuite dans la bouche de métro. Les portillons automatiques s’ouvrirent devant lui, le mobile se
chargeant de la transaction. Il profita du trajet pour envoyer des mails, puis se détendre en jouant avec l’écran tactile et en écoutant de la musique. À Châtelet, contrôle de police. Il tendit
son portable, les agents téléchargèrent les informations d’identité et passèrent leur chemin.

 

Il arriva enfin en vue du bureau. Il frôla la borne d’authentification mais la porte resta close. Etonné, il mit la
main dans sa poche.

 

Rien.

 

Il fouilla nerveusement.

 

Son smartphone avait disparu. Une bouffée d’angoisse lui monta au visage. Où avait-il bien pu le perdre ? Il pensa à
appeler le bureau, ou son petit-ami, ou à rentrer chez lui, mais sans téléphone, il était bloqué. Il n’était plus rien.

 

Un sous-humain.

 

Un… sans-mobile…

 

 

Dans un monde idéal…

 

 


7 réflexions au sujet de « Un monde idéal où la technologie facilite la vie »

  1. Ca fait peur quand on y pense 🙂 Certaines têtes bien pensantes doivent se dire qu’il aurait eu moins de problème s’il avait utilisé une puce intra dermique au lieu d’un téléphone. 🙂
    Personnellement je n’utilise pas de téléphone portable ce qui fait de moi un extraterrestre en attendant de devenir un sous-humain… Merci pour cette petite histoire.

    • Ah tiens, c’est vrai que je devrais faire une nouvelle sur la puce, aussi, il y a matière 😉 Pour la téléphone, c’est malheureux à dire, mais ça va devenir de plus en plus difficile de ne plus en avoir, comme Internet. Je travaille dans le monde du transport et on voit déjà venir les titres du transport sur téléphone (NFC, voir ville de Nice qui expérimente un système) qui deviendront la norme dans les années à venir… Merci de ta visite Braineye 🙂

  2. Ah ouais, t’as bien vu la limite du système^^
    Faut faire gaffe à ses poches, dans ce monde-ci !

    J’aime particulièrement cette partie :
    « Pendant la descente, il commanda et paya à distance son café sans crème, qui l’attendait bien au chaud au starbucks du coin. »
    Oh god, je payerai plus cher pour ce service :p

    • Je crois qu’on serait nombreux être prêt à tuer pour un service de ce genre 😉 Comme ça, pas de file d’attente (ou pas trop longue avec les personnes qui mettent 3/4 d’heure à choisir), simple, rapide et efficace 🙂

  3. Ahahahah ! Excellent et bien vu ! 🙂

    Par contre, je trouve dommage que l’appartement ne se vérouille pas lui même dès qu’il quitte l’appartement… Ou le GPS pourrait le savoir lui même grâce au RFID, ou au GPS ;p

    (blague a part… J’ai beau rarement recevoir des appels, … Je me sens totalement nu et perdu quand mon téléphone n’a plus de batterie -_- Je le quitte même pas pour faire une course de 2
    minutes… Pour ce qui est des emails ou du jeu grâce à l’écran tactile, c’est déjà ce que je fais tous les jours… Grâce à mon Google Phone ! o/ )

    Et… Vla la galère, si le smartphone nous sert a vérouiller l’appart XD

    • Pour le coup de l’appart, c’était comme ça à la base (surtout que l’IA est parfaitement capable de le voir), mais je voulais vraiment faire reposer cette civilisation sur le « tout mobile », pour que plus dure soit la chute 😉 Et c’est vrai que je ne peux plus me passer de mon iphone non plus, même si je reçois comme toi peu d’appels (d’ailleurs, vu que tu es sur Androïd, tu es banni du bloug 😉 )

  4. Je flane dans la rue commerçante à la recherche de rien ,peut-être de tout.Dans une vitrine,un livre de J.Heska,enfin un livre.Je fonce dans la librairie,au rayon premier ouvrage il est bien là.Le
    titre ,génial le titre,je veux le lire très vite au calme,la queue aux caisses,je le glisse dans ma poche intérieure prêt à partir en courant.Non, il faut marcher,être transparent jusqu’à la
    sortie.Ce titre,je suis déjà dans l’histoire.Enfin la lumière du jour,le trottoir,la rue à traverser…Le chauffeur sous le choc répète hébété »Personne ne traversait » »C’est la vérité ».

    • Hé, hé, « bien mal acquis ne profite jamais » 😉 En tout cas, très flatté par ta petite histoire, merci beaucoup ! Peut-être qu’un jour j’aurais vraiment un livre en libraire (*se met à se morfondre dans son cas et à cracher sur tous les éditeurs*). Mais à ce moment-là, vous serez les premiers avertis et vous aurez pu le commander en avant-première avec dédicace de ma part genre  » A mon ami Calendul, love, J. Heska  » et je porterai des chemises col pelle à tarte ouverte sur torse (velu le torse) avec chaîne en or apparente 🙂 Mais bon, je m’égare là 🙂

  5. Sa me rappel un livre dont j’ai perdu le non ou la société prospère à remplacée l’argent par une « clée » qui donne le droit d’acheter tout en quantité raisonnable.
    Les sans-clées l’ont perdu et donc vivent recluent dans ce monde dans compte en banque alors ils essayent d’en voler une…
    Je crois que c’est de Barjavel mais sans certitudes.
    Bref un très bon article comme d’habitude ! Bonne continuation

    • Arf, je connaissais pas le livre, mais ça fait déjà quelques fois que mes nouvelles se rapprochent de Barjavel (on va croire que je pompe tout sur lui) 😉 Je vais voir ça de plus près… Merci en tout cas !

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