Un monde idéal où le sommeil devient néfaste

 

J+5 de
l’infection

 

La laborantine, nerveuse et agitée, aspira une gorgée de café. L’imprimante recrachait une foule de
chiffres.

Ça ira, tu penses, Cynthia ? Oui, ça ira. Ça ira. Ressaisis-toi. Un peu de café. Un koala ? Qu’est-ce qu’il fait là
? Tu commences à rêver debout Cynthia, concentre-toi…

Elle étudia les feuillets.

Négatif. Négatif. Je suis pas loin. Négatif. Tu es la plus forte. Négatif. Reste éveillée, reste éveillée. HAAAAA !
Merde, casse-toi sale Koala. Yves, trouve-moi le truc, pour la chromato !

Elle se retourna. Son assistant était écroulé sur la paillasse, il ne respirait plus. Elle décrocha son téléphone et
composa divers numéros, sans réponse. Elle sortit dans le couloir et découvrit les autres, avachis dans les fauteuils, les yeux clos.

Ils se sont tous endormis. Tous. Tous. Endormis. Du café. Il faut que tu y arrives Cynthia. Et ne dors pas. Ne dors
pas. Ils comptent sur toi. Tu ne veux pas mourir ? Non. Tu vas trouver. Et tu pourras te reposer. Oui, un repos bien mérité. Et un Koala.

 

 

Dans un monde idéal…

 

 

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3 réflexions au sujet de « Un monde idéal où le sommeil devient néfaste »

    • C’est marrant, les réactions sont assez diverses sur celle-là. Quant à moi, je ne la voyais pas trop réussir. Mais si j’en fais une nouvelle plus longue un jour, elle survivra 😉

  1. Ah ben faut être positif, dans la vie !
    Mais j’avoue que les chances sont contre elle, là, pour le coup…

    En même temps, on ne peut pas ne pas la soutenir 😉

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