Un monde idéal où l’être humain trouve plus fort que lui

 

 

4509192565_88c9be6331.jpgJ’avais huit ans quand j’ai vu mes premiers cadavres
de Rorkal, fraîchement tués par les Marines coloniaux. La navette venait de nous débarquer sur Caprica, et (je m’en souviens très nettement) mon père a pointé les corps démembrés des quadrupèdes
semi-intelligents en affirmant que nous étions ici chez nous. Nous ne nous posions pas de questions, à l’époque. L’ONU et ses lois de protection liberticides était tellement loin. Les nouveaux
mondes avaient tant à offrir.

Nous avons continué pendant près de trente ans, sans nous soucier de rien. Et puis, un jour, les troupes de l’ONU
sont arrivées.

 

Ah oui, pas l’ONU des terriens. Une sorte d’alliance intergalactique regroupant trois mille espèces intelligentes
extra-terrestres. Ça nous a fait tout drôle. Nous étions les premiers êtres humains à établir le contact, c’était un jour historique.

 

Nous avons été expulsés, jugés, et condamnés à la réclusion à perpétuité. Le pire, c’est que les terriens n’ont rien
fait pour nous aider. Leur principale appréhension était d’être associés à nos exactions et de subir notre sort.


Aujourd’hui, quand je regarde le paysage désertique de l’astéroïde autogéré, dans ma cellule, je regrette les
paysages enchanteurs de Caprica. Et je me dis que, finalement, mon père s’est trompé. Nous n’étions pas totalement chez nous, là-bas…

 

 

Dans un monde idéal…

 

 


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